région occitanie ouest

Débat autour de la domination Masculine à Mauvezin

Publié le

CINÉ DÉBAT : LA DOMINATION MASCULINE
Jeudi 5 Mars à 20h30 À L’OUVERTURE / MAUVEZIN:
À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 Mars, on vous propose de venir (re)voir ce documentaire de Patrick JEAN. Essentiellement tourné au Québec, « La domination masculine » (2009) est une enquête sur le patriarcat qui s’intéresse aux phénomènes d’inégalités s’accomplissant plus ou moins à notre insu, et qui nous parle d’une réalité universelle: celle de la violence faites aux femmes, symptôme le plus évident et le plus meurtrier de la société patriarcale….
BAR OUVERT / PARTICIPATION LIBRE

Municipalisme Libertaire, puis antinucléaire, à Mauvezin

Publié le

Jeudi 13 Février – L’ouverture/Mauvezin

20h30 Rencontre / Débat : Murray Bookchin et le communalisme libertaire

Jeudi 13 février on reçoit Floréal M. Romero qui publie aux Éditions du Commun  Agir ici et maintenant  Penser l’écologie sociale de Murray Bookchin (préface de Pinar Selek et postface d’Isabelle Attard). Il dresse le portrait du fondateur de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire, il retrace son histoire, son cheminement critique et politique …

Projet politique élaboré par le philosophe Murray Bookchin (1921-2006) pour donner une armature institutionnelle à son programme d’écologie sociale, le municipalisme libertaire propose une solution de rechange radicale à nos démocraties représentatives en déliquescence : une démocratie directe, faisant le pari de l’autogestion citoyenne, exercée au niveau local grâce à une profonde décentralisation du pouvoir. Comment envisager la reconstitution d’un champ politique dynamique dans le cadre d’une confédération de municipalités, la « commune des communes », affirmer cette quête d’autonomie politique, face à l’opposition inéluctable du capitalisme et de l’état-nation ?

On vous attend pour en parler …

Bar ouvert / Participation libre

www.asso-ouverture.fr

Samedi 15 Février – L’ouverture/Mauvezin

16h00 Rencontre / Débat : la sous-traitance dans l’industrie nucléaire.

Ils sillonnent la France en caravane et huit mois par an. Destination : les centrales nucléaires de tout l’Hexagone qui ont besoin d’intervenants en zone à risque pour la maintenance annuelle. Des journées de 12h, une vie sociale à réinventer à chaque étape. Puis ils repartent. 600 km dans la nuit, vers la centrale suivante …

On les appelle les « nomades du nucléaire ». Ce sont eux qui supportent plus de 80% de la dose collective annuelle d’irradiation reçue dans le parc nucléaire français. Ils sont près de 30 000 en France, des intérimaires qui travaillent pour des entreprises prestataires. Car aujourd’hui, les sous-traitants assurent 80% des activités de maintenance des centrales, contre 50% au début des années 90, alors que les durées d’intervention ont été réduites par deux, pour effectuer toujours les mêmes tâches. Ces « nomades » passent de plus en plus vite de centrale en centrale, ne bénéficiant ni des protections ni des formations requises …

Avec l’intervention de Gilles Reynaud de « Ma zone contrôlée », collectif de salariés militants sous-traitants de l’industrie nucléaire française.

http://www.ma-zone-controlee.com/

https://www.facebook.com/MaZoneControlee/

www.asso-ouverture.fr

>>>>> POSSIBILITÉ DE DÎNER SUITE À LA RENCONTRE : CE SAMEDI C’EST CUISINE INDIENNE. 

RÉSERVATION APPRÉCIEE. VOIR SUR CETTE PAGE http://louverturemauvezin.ouvaton.org/fevrier-2020/

Cahors au côté des migrant-e-s

Publié le

Jeudi 27 Février à la Bourse du travail à 18h30

Stéphanie Bossard , formatrice en travail social et militante du réseau RESF, présentera son livre:  » Accueillir les migrants », préfacé par Patrick Bourbon. »

Rien n’est facile, mais tout est possible » écrit-elle. En novembre 2017 elle apprend qu’un centre d’accueil et d’orientation s’ouvrait dans sa commune et elle participe à la création d’un collectif d’habitants solidaires qui vont s’atteler à pénétrer le labyrinthe administratif français pour aider ceux qui arrivent et elle va parrainer des soudanais qui fuient un pays soumis aux violences… » Cet étranger qui vient-repenser l’hospitalité » analyse Michel Agier dans un autre livre. A Tours des associations, des bénévoles vont ainsi interpeler l’Etat qui oublie certaines des directives nationales et européennes au mépris du droit international et des conventions signées par la France et limite un droit d’asile à géométrie variable,  soumis désormais aux contrôles abusifs de fermeture des frontières, fragilisant davantage les migrants.Stéphanie Bossard va s’engager dans ces actions avec  » Ceux qui -les- soutiennent « ,  son désir de témoigner va s’imposer par son livre et poser la question: « Que fait la France aujourdhui pour l’hospitalité? »

Venez découvrir son parcours, et débattre avec les associations et médias solidaires qui seront présents: Amnesty Cahors, l’Acat, Etm , Amigrants, Ldh, La Cimade, le Mvt de la Paix , les Amis de l’Huma , Vie Quercynoise, Actu Lot,  et bien d’autres…Un documentaire de 30 minutes réalisé par son ami introduira la soirée  » Ceux qui arrivent, ceux qui accueillent »

tout contact: 06 20 387 24 79.

Contre l’arrêté municipal du maire de Rabastens

Publié le Mis à jour le

« A toutes et tous les camarades. 

Le Maire de Rabastens a pris un arrêté municipal en date du 30 janvier 2020 d’interdiction de distribution de tracts sur l’ensemble du périmètre du marché. Les camarades de l’UL de Gaillac en ont fait les frais le samedi 1er février : les gendarmes leur ont demandé d’arrêter la distribution de leur journal : « CONNEXIONS ». Même des jeunes qui distribuaient une info sur le loto des écoles de Coufouleux furent priés d’arrêter. Interdiction de tracts, syndicaux, politiques ou autres, c’est inadmissible, c’est une atteinte à la démocratie et au droit d’expression.  C’est pourquoi, d’ores et déjà, la CGT appelle tous les camarades à venir ce samedi 8 février à 10H30 au marché de Rabastens, pour crier notre désapprobation. Rendez-vous à l’aire de covoiturage du Séquestre à 10H et à 10H15 à celle de Gaillac pour un départ groupé. Cette action sera également proposée demain à l’intersyndicale » 

 UD CGT 81

Aveyron, Réunion de présentation de l’UCL

Publié le Mis à jour le

L’Union communiste libertaire (UCL) est une organisation née en juin dernier suite à un congrès de fusion entre deux organisations : Alternative libertaire et la Coordination des groupes anarchistes.

Cette dynamique unitaire suscitant quelques espoirs, la nouvelle organisation compte désormais plus de militant-e-s que les deux organisations dont elle est issue.

L’UCL est implantée en Aveyron et vous invite à une soirée de présentation.

Nous évoquerons notre manifeste qui expose nos valeurs, notre stratégie d’action et notre projet de société.

Nous parlerons des combats dans lesquels nous sommes engagés localement et nationalement, mais aussi à l’échelle internationale.

Parmi ceux-là, il sera question notamment des mobilisations contre la politique du patronat et de Macron, mais aussi des luttes écologistes et féministes.

Ca se passe à Millau

Mardi 10 décembre à 20h30 à la Loco, 33, avenue Gambetta

Nous vous y convions et espérons pouvoir échanger avec vous à cette occasion.

Contre l’éolien industriel

Publié le

Les riverains d’éoliennes industrielles sont exposés à des nuisances de tous ordres : visuelles, sonores et infrasonores, électromagnétiques… Leur environnement est gravement altéré.  Sans parler ici des conflits locaux entre villages ou entre voisins, entre ceux qui subissent les nuisances et ceux qui profitent de l’argent des éoliennes. Certains riverains souffrent en silence de ces préjudices, d’autres semblent les ignorer. Les opérateurs éoliens font tout leur possible pour dénier l’impact de leurs machines sur la santé humaine et les pouvoirs publics persistent à l’ignorer. Pourtant des recommandations ont été formulées à ce sujet par de hautes instances, l’Académie de médecine et l’Agence nationale de sécurité sanitaire,de l’alimentation, de l’environnement (ANSES) : éloigner les éoliennes des habitations, mieux réglementer et contrôler les émissions sonores, réaliser un suivi épidémiologique des riverains, etc…

Vendredi 29 novembre à 9h30 aura lieu au tribunal de Castres le procès des nuisances sonores d’une centrale éolienne,  ce trouble anormal de voisinage qui a empoisonné la vie quotidienne et altéré la santé d’un couple riverain, qui les a conduit à devoir quitter leur maison située à Fontrieu depuis 4 ans. Vous avez certainement entendu parler de Christel et Luc. Ils sont venus de Belgique, ayant choisi de vivre dans un hameau du Parc naturel régional du Haut Languedoc, à la recherche d’une certaine qualité de vie et de la beauté des paysages. Ils se sont bien intégré dans la vie locale, elle, gestionnaire de gîte et hôtesse à l’office du tourisme, lui, sapeur pompier en charge de la maintenance des équipements du SDI à l’échelle départementale. Le voisinage des éoliennes a bouleversé leur existence.

Après 3 ans d’instruction éprouvante et coûteuse, expertises acoustiques et médicales à l’appui, l’audience de ce procès exemplaire des éoliennes a enfin lieu. Soyons nombreux ce jour là pour montrer notre sympathie à Luc et Christel, mais aussi notre solidarité à l’égard de toutes les victimes silencieuses de cette industrie éolienne qui traite nos territoires ruraux comme une zone à exploiter sans scrupule, sans considération des habitants, sans respect des espaces naturels et des paysages.  Ce n’est pas la transition écologique que nous souhaitons !

A cette occasion, les représentants du collectif Toutes Nos Energies- Occcitanie Environnement – qui réunit 160 associations de toute l’Occitanie – ne manqueront pas d’évoquer, hors prétoire, la longue histoire des nuisances des éoliennes, histoire jalonnée de déni, voire de mensonges de la part des industriels et du silence coupable des pouvoirs publics.  Nous dénoncerons une fois de plus les dérogations outrancières accordées aux opérateurs éoliens en matière de normes sonores et de proximité des habitations, au mépris du principe de précaution. Nous rappellerons également que ce problème de nuisances et de leur réglementation inadaptée fait l’objet d’une plainte auprès de la commission européenne pour non-respect des directives de l’UE (en cours d’instruction par les services de la Commission).

Rendez-vous au tribunal de Castres vendredi 29 novembre à 9h30.

Barrage de Sivens?

Publié le

Barrage de SIVENS //les eaux troubles du calcul égoïste

Jeudi 28 novembre 20h30 – salle de la Démocratie à Graulhet (mairie)

soirée débat avec Marc Laimé

où nous découvrirons pourquoi le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture et la FNSEA s’entêtent à vouloir imposer aux populations locales un barrage inutile, où nous apprendrons pourquoi fournir encore plus d’eau à l’agriculture est un non sens écologique et une atteinte à l’humanité.

Marc Laimé anime plusieurs blogs : Les eaux glacées du calcul égoïste  et, dans le Monde diplomatique  Les carnets d’eau.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages :  Le Dossier de l’eau. Pénurie, pollution, corruption (2003) ; Le lobby de l’eau  (2014) ; Sivens : le barrage de trop, (2015) écrit avec Grégoire Souchay.

Soirée proposée par Habitant.e.s d’ici et d’ailleurs

Tous et toutes à l’Amassada le week-end de Toussaint

Publié le

APPEL 1,2,3 novembre résistances à RTE et son monde
Ils sont la mort : ça va être leur fête…

Lorsqu’ils ont détruit l’Amassada, ils ont commencé par raser le
potager. Ils ont passé un très gros gyrobroyeur sur les légumes qui
s’envolaient en morceaux. Puis ils se sont attaqués, à coups de
pelleteuse à chenilles, à la frêle éolienne artisanale que nous avions
construite, l’abattant en quelques secondes. Depuis cinq ans, c’est elle
qui alimentait le hameau, résistant vaillamment aux buffades hivernales
du causse. Elle ne donnait pas beaucoup d’électricité, mais cela
suffisait pour les vies que nous inventions là-haut. En arrivant par les
chemins, c’est elle que l’on voyait d’abord, avec ses fanions colorés,
preuve s’il en fallait que l’on peut faire mieux que ce monde
suicidaire.

Mais les bulldozers, ceux qui les conduisent et ceux qui les commandent,
sont insensibles aux démonstrations. Et c’est en écrasant des lieux
d’inventivité et de partage qu’ils installent leur soi-disant « écologie
» pourvoyeuse de dividendes. Ainsi s’opère la « transition énergétique
», à coups de pelleteuses, de matraques et de lacrymogènes, et aucun
vernis publicitaire ne nous le fera oublier. L’Amassada a été remplacée,
blindés à l’appui, par un fortin policier entouré de barbelés, un fortin
comme on en a déjà vu ailleurs. Partout où la population s’oppose à un
projet délétère, l’argument et la désolation sont les mêmes : sol à nu,
grillages, caméras, gendarmes, vigiles, chiens, spots surpuissants, etc.
Notre éolienne artisanale, et les maisons-cabanes qui l’entouraient,
étaient un rempart à l’invasion des milliers d’aérogénérateurs
industriels prévus dans la région si le méga-transformateur voyait le
jour.

Mais pour l’instant, le chantier n’a pas commencé. À l’image du projet,
il est prévu qu’il soit titanesque : déplacement des pylônes pour le
doublement de la ligne THT, circulation d’une centaine de poids lourds
par jour pour évacuer les déblais, acheminement de cuves gigantesques
depuis le port de Sète, etc. Chacune de ces contraintes techniques
représente une prise potentielle pour nous. Comme disent les No TAV : «
a sara dura », ça va être dur. Pour RTE.

Ça va être dur pour eux à condition que vous nous aidiez : vous qui
luttez contre les projets industriels quelque part, vous qui vous battez
en gilets jaunes depuis un an, vous qui combattez les violences
policières, vous des villes ou des campagnes… On s’est souvent pris à
rêver que tous les gens qui depuis le début de la lutte sont passés à
l’Amassada s’y trouvent un jour réunis. Il est désormais impérieusement
temps que ce jour advienne. Hasard du calendrier, ce sera le week-end de
la Toussaint, plus particulièrement le jour des morts pour la grande
manifestation. Et comme un fait exprès, RTE prévoit de creuser un
immense trou de béton, là-haut sur la Plaine. Une tombe. À nous de faire
en sorte que ce soit celle de leur projet.

GRAND WEEK-END DE RÉSISTANCE LES 1er, 2 ET 3 NOVEMBRE À
SAINT-VICTOR-ET-MELVIEU (12)
Venez avec vos chrysanthèmes…

Toutes les informations sur douze.noblogs.org

Pas res nos arresta !

————————————–
PROGRAMME des 3 jours:

Vendredi 1: 18h Acceuil à la baraque de St.Victor
            20h Repas
            21h Concert
Samedi 2: 10h Assemblée de lutte
          12h Repas
          15h Marche sur le chantier
          20h Repas
          21h Bal
Dimanche 3: 10h Réunion des comités de soutien
          12h Repas
————————————–
INFOS PRATIQUES:

+Si vous pouvez donnez un coup de main pendant la semaine avant les 3
jours du we, c’est super. Des rdv sont prévus à partir de mardi, à la
baraque de St. Victor pour aider à l’organisation logistique (montage
barnum, espace cuisine, concert, infokiosque, toilettes sèches etc.)

+Des infos route seront mises à jour sur le blog dès vendredi
(douze.noblogs.org), possibilité de contrôles routiers par la
gendarmerie sur les routes principales

+Pour le couchage prévoir de quoi être autonome en camping, et en
fonction de la météo prévoir aussi vêtements chauds et contre la pluie,
ainsi que lampe de poche. Pour celles et ceux qui le souhaitent il sera
possible de loger au chaud dans des maisons (un point d’information
logement sera organisé à l’accueil, à la baraque de St. Victor)

+Les repas seront vegan, à prix libre.

+Vu le nombre de personnes attendues nos chers compagnons canins ne sont
pas acceptés sur site.

A TRES VITE !!!!

Sivens on continue

Publié le

Le 26 octobre, des habitant.es du Tarn et d’ailleurs organisent une journée contre la répression des mouvements sociaux et des classes populaires, après un an de lutte et de répression des Gilets jaunes, 5 ans après la mort de Rémi Fraisse et maintenant que le projet de barrage à Sivens refait surface. 

Pour nous joindre à cette journée, donnons-nous rendez-vous au métro Balma-Gramont (coté parking des bus) samedi 26 à 8h30
Que celles et ceux qui n’en n’ont pas de voitures viennent prendre place dans celles de ceux et celles qui en ont une.

Au programme : 

  • 9h45 à la Maison de la Forêt à Sivens : Balade contée
  • 12h Place de la Libération à Gaillac : pique-nique, musique
  • 14h Place de la Libération à Gaillac : rassemblement, prises de paroles
  • 19h au rond-point GJ de Leclerc : repas festif

Le 25 octobre 2014, À Sivens, quelques milliers de personnes étaient rassemblées en opposition à un projet de barrage que la justice allait déclarer illégal quelques temps plus tard. Contrairement à ce qu’il avait promis, le préfet envoya des escadrons de gendarmerie pour faire du maintien de l’ordre au prétexte de protéger un bout de grillage. Dans la nuit, le 26 octobre à 2h du matin, alors qu’il demandait aux gendarmes de calmer leur offensive, Rémi Fraisse trouva la mort sur le site de Sivens, la nuque éclatée par une grenade offensive de la gendarmerie.
 

De l’écocide à l’homicide

5 ans plus tard, on se souvient ; et le souvenir est d’autant plus vif qu’un prétendu « projet de territoire » entaché de dysfonctionnements remet le barrage de Sivens sous les projecteurs par un coup de bluff politico-médiatique. Un barrage qui serait inepte et absurde, parce que on sait que tels ouvrages aggravent la pénurie d’eau loin d’en être une solution ; un barrage qui porterait atteinte à une précieuse zone humide, déjà meurtrie par les outrages qu’elle a subis 5 ans plus tôt. Bref, un barrage qui sonne comme un affront fait à la mémoire de Rémi Fraisse, comme un déni de l’urgence climatique, comme la preuve de la puissance d’un agrobusiness plus soucieux de faire des profits que préoccupé par la nécessité de nourrir les habitant.e.s du territoire.

5 ans plus tard, le souvenir est d’autant plus vif que les violences policières se perpétuent et s’intensifient : 35 décès aux mains des forces de l’ordre françaises en 2017 et une trentaine les quatre autres dernières années. Aux noms de Rémi Fraisse, d’Adama Traoré, de Liu Shaoyao, de Zineb Redouane est venu récemment s’ajouter celui de Steve Maia Caniço, jeune Nantais, mort d’avoir participé à la fête de la musique, noyé dans la Loire où l’avait précipité une charge de police à la violence démesurée, abusive, inexplicable. Et la « justice » fait toujours aussi bien son travail : 89 violences policières avérées ayant eu lieu entre 2005 et 2015 n’ont abouti qu’à 7 condamnations, une seule à de la prison ferme…

À ces morts, dont les forces de « l’ordre » portent la responsabilité, s’ajoute la longue liste des blessé.e.s et des mutilé.e.s, des gardé.e.s à vue, des incarcéré.e.s, des humilié.e.s. Tou.te.s sont victimes de la répression d’un État qui, au service d’une classe dominante, considère comme un affront toute tentative de progrès social, ne tolère plus la contestation, cherche à éteindre les mouvements sociaux portés par les classes populaires et autres opprimé.e.s. En marche vers l’écocide libéral, la République française écrase, mutile et tue les classes populaires et tout ce qui résiste à son ordre mortifère.

Le 26 octobre 2019, en souvenir de la mort de Rémi Fraisse, pour réaffirmer notre volonté d’une société plus humaine et respectueuse de la nature, notre refus d’un barrage et de tout projet nuisible que voudrait nous imposer l’ordre capitaliste, pour l’acte 50 des Gilets Jaunes, le collectif Tant qu’il y aura des Bouilles organise une grande journée sur le thème de la répression des mouvements sociaux et des classes populaires. Ce sera l’occasion de témoigner, d’échanger, de s’informer sur les mouvements sociaux en cours, les luttes de territoire, l’actualité de Sivens. Ce sera aussi l’occasion de construire ensemble la résistance…

Ici comme partout ailleurs, le désastre s’étend autant que la résistance s’organise