région occitanie ouest

Aveyron, Réunion de présentation de l'UCL

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L’Union communiste libertaire (UCL) est une organisation née en juin dernier suite à un congrès de fusion entre deux organisations : Alternative libertaire et la Coordination des groupes anarchistes.

Cette dynamique unitaire suscitant quelques espoirs, la nouvelle organisation compte désormais plus de militant-e-s que les deux organisations dont elle est issue.

L’UCL est implantée en Aveyron et vous invite à une soirée de présentation.

Nous évoquerons notre manifeste qui expose nos valeurs, notre stratégie d’action et notre projet de société.

Nous parlerons des combats dans lesquels nous sommes engagés localement et nationalement, mais aussi à l’échelle internationale.

Parmi ceux-là, il sera question notamment des mobilisations contre la politique du patronat et de Macron, mais aussi des luttes écologistes et féministes.

Ca se passe à Millau

Mardi 10 décembre à 20h30 à la Loco, 33, avenue Gambetta

Nous vous y convions et espérons pouvoir échanger avec vous à cette occasion.

Contre l’éolien industriel

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Les riverains d’éoliennes industrielles sont exposés à des nuisances de tous ordres : visuelles, sonores et infrasonores, électromagnétiques… Leur environnement est gravement altéré.  Sans parler ici des conflits locaux entre villages ou entre voisins, entre ceux qui subissent les nuisances et ceux qui profitent de l’argent des éoliennes. Certains riverains souffrent en silence de ces préjudices, d’autres semblent les ignorer. Les opérateurs éoliens font tout leur possible pour dénier l’impact de leurs machines sur la santé humaine et les pouvoirs publics persistent à l’ignorer. Pourtant des recommandations ont été formulées à ce sujet par de hautes instances, l’Académie de médecine et l’Agence nationale de sécurité sanitaire,de l’alimentation, de l’environnement (ANSES) : éloigner les éoliennes des habitations, mieux réglementer et contrôler les émissions sonores, réaliser un suivi épidémiologique des riverains, etc…

Vendredi 29 novembre à 9h30 aura lieu au tribunal de Castres le procès des nuisances sonores d’une centrale éolienne,  ce trouble anormal de voisinage qui a empoisonné la vie quotidienne et altéré la santé d’un couple riverain, qui les a conduit à devoir quitter leur maison située à Fontrieu depuis 4 ans. Vous avez certainement entendu parler de Christel et Luc. Ils sont venus de Belgique, ayant choisi de vivre dans un hameau du Parc naturel régional du Haut Languedoc, à la recherche d’une certaine qualité de vie et de la beauté des paysages. Ils se sont bien intégré dans la vie locale, elle, gestionnaire de gîte et hôtesse à l’office du tourisme, lui, sapeur pompier en charge de la maintenance des équipements du SDI à l’échelle départementale. Le voisinage des éoliennes a bouleversé leur existence.

Après 3 ans d’instruction éprouvante et coûteuse, expertises acoustiques et médicales à l’appui, l’audience de ce procès exemplaire des éoliennes a enfin lieu. Soyons nombreux ce jour là pour montrer notre sympathie à Luc et Christel, mais aussi notre solidarité à l’égard de toutes les victimes silencieuses de cette industrie éolienne qui traite nos territoires ruraux comme une zone à exploiter sans scrupule, sans considération des habitants, sans respect des espaces naturels et des paysages.  Ce n’est pas la transition écologique que nous souhaitons !

A cette occasion, les représentants du collectif Toutes Nos Energies- Occcitanie Environnement – qui réunit 160 associations de toute l’Occitanie – ne manqueront pas d’évoquer, hors prétoire, la longue histoire des nuisances des éoliennes, histoire jalonnée de déni, voire de mensonges de la part des industriels et du silence coupable des pouvoirs publics.  Nous dénoncerons une fois de plus les dérogations outrancières accordées aux opérateurs éoliens en matière de normes sonores et de proximité des habitations, au mépris du principe de précaution. Nous rappellerons également que ce problème de nuisances et de leur réglementation inadaptée fait l’objet d’une plainte auprès de la commission européenne pour non-respect des directives de l’UE (en cours d’instruction par les services de la Commission).

Rendez-vous au tribunal de Castres vendredi 29 novembre à 9h30.

Barrage de Sivens?

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Barrage de SIVENS //les eaux troubles du calcul égoïste

Jeudi 28 novembre 20h30 – salle de la Démocratie à Graulhet (mairie)

soirée débat avec Marc Laimé

où nous découvrirons pourquoi le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture et la FNSEA s’entêtent à vouloir imposer aux populations locales un barrage inutile, où nous apprendrons pourquoi fournir encore plus d’eau à l’agriculture est un non sens écologique et une atteinte à l’humanité.

Marc Laimé anime plusieurs blogs : Les eaux glacées du calcul égoïste  et, dans le Monde diplomatique  Les carnets d’eau.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages :  Le Dossier de l’eau. Pénurie, pollution, corruption (2003) ; Le lobby de l’eau  (2014) ; Sivens : le barrage de trop, (2015) écrit avec Grégoire Souchay.

Soirée proposée par Habitant.e.s d’ici et d’ailleurs

Tous et toutes à l’Amassada le week-end de Toussaint

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APPEL 1,2,3 novembre résistances à RTE et son monde
Ils sont la mort : ça va être leur fête…

Lorsqu’ils ont détruit l’Amassada, ils ont commencé par raser le
potager. Ils ont passé un très gros gyrobroyeur sur les légumes qui
s’envolaient en morceaux. Puis ils se sont attaqués, à coups de
pelleteuse à chenilles, à la frêle éolienne artisanale que nous avions
construite, l’abattant en quelques secondes. Depuis cinq ans, c’est elle
qui alimentait le hameau, résistant vaillamment aux buffades hivernales
du causse. Elle ne donnait pas beaucoup d’électricité, mais cela
suffisait pour les vies que nous inventions là-haut. En arrivant par les
chemins, c’est elle que l’on voyait d’abord, avec ses fanions colorés,
preuve s’il en fallait que l’on peut faire mieux que ce monde
suicidaire.

Mais les bulldozers, ceux qui les conduisent et ceux qui les commandent,
sont insensibles aux démonstrations. Et c’est en écrasant des lieux
d’inventivité et de partage qu’ils installent leur soi-disant « écologie
» pourvoyeuse de dividendes. Ainsi s’opère la « transition énergétique
», à coups de pelleteuses, de matraques et de lacrymogènes, et aucun
vernis publicitaire ne nous le fera oublier. L’Amassada a été remplacée,
blindés à l’appui, par un fortin policier entouré de barbelés, un fortin
comme on en a déjà vu ailleurs. Partout où la population s’oppose à un
projet délétère, l’argument et la désolation sont les mêmes : sol à nu,
grillages, caméras, gendarmes, vigiles, chiens, spots surpuissants, etc.
Notre éolienne artisanale, et les maisons-cabanes qui l’entouraient,
étaient un rempart à l’invasion des milliers d’aérogénérateurs
industriels prévus dans la région si le méga-transformateur voyait le
jour.

Mais pour l’instant, le chantier n’a pas commencé. À l’image du projet,
il est prévu qu’il soit titanesque : déplacement des pylônes pour le
doublement de la ligne THT, circulation d’une centaine de poids lourds
par jour pour évacuer les déblais, acheminement de cuves gigantesques
depuis le port de Sète, etc. Chacune de ces contraintes techniques
représente une prise potentielle pour nous. Comme disent les No TAV : «
a sara dura », ça va être dur. Pour RTE.

Ça va être dur pour eux à condition que vous nous aidiez : vous qui
luttez contre les projets industriels quelque part, vous qui vous battez
en gilets jaunes depuis un an, vous qui combattez les violences
policières, vous des villes ou des campagnes… On s’est souvent pris à
rêver que tous les gens qui depuis le début de la lutte sont passés à
l’Amassada s’y trouvent un jour réunis. Il est désormais impérieusement
temps que ce jour advienne. Hasard du calendrier, ce sera le week-end de
la Toussaint, plus particulièrement le jour des morts pour la grande
manifestation. Et comme un fait exprès, RTE prévoit de creuser un
immense trou de béton, là-haut sur la Plaine. Une tombe. À nous de faire
en sorte que ce soit celle de leur projet.

GRAND WEEK-END DE RÉSISTANCE LES 1er, 2 ET 3 NOVEMBRE À
SAINT-VICTOR-ET-MELVIEU (12)
Venez avec vos chrysanthèmes…

Toutes les informations sur douze.noblogs.org

Pas res nos arresta !

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PROGRAMME des 3 jours:

Vendredi 1: 18h Acceuil à la baraque de St.Victor
            20h Repas
            21h Concert
Samedi 2: 10h Assemblée de lutte
          12h Repas
          15h Marche sur le chantier
          20h Repas
          21h Bal
Dimanche 3: 10h Réunion des comités de soutien
          12h Repas
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INFOS PRATIQUES:

+Si vous pouvez donnez un coup de main pendant la semaine avant les 3
jours du we, c’est super. Des rdv sont prévus à partir de mardi, à la
baraque de St. Victor pour aider à l’organisation logistique (montage
barnum, espace cuisine, concert, infokiosque, toilettes sèches etc.)

+Des infos route seront mises à jour sur le blog dès vendredi
(douze.noblogs.org), possibilité de contrôles routiers par la
gendarmerie sur les routes principales

+Pour le couchage prévoir de quoi être autonome en camping, et en
fonction de la météo prévoir aussi vêtements chauds et contre la pluie,
ainsi que lampe de poche. Pour celles et ceux qui le souhaitent il sera
possible de loger au chaud dans des maisons (un point d’information
logement sera organisé à l’accueil, à la baraque de St. Victor)

+Les repas seront vegan, à prix libre.

+Vu le nombre de personnes attendues nos chers compagnons canins ne sont
pas acceptés sur site.

A TRES VITE !!!!

Sivens on continue

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Le 26 octobre, des habitant.es du Tarn et d’ailleurs organisent une journée contre la répression des mouvements sociaux et des classes populaires, après un an de lutte et de répression des Gilets jaunes, 5 ans après la mort de Rémi Fraisse et maintenant que le projet de barrage à Sivens refait surface. 

Pour nous joindre à cette journée, donnons-nous rendez-vous au métro Balma-Gramont (coté parking des bus) samedi 26 à 8h30
Que celles et ceux qui n’en n’ont pas de voitures viennent prendre place dans celles de ceux et celles qui en ont une.

Au programme : 

  • 9h45 à la Maison de la Forêt à Sivens : Balade contée
  • 12h Place de la Libération à Gaillac : pique-nique, musique
  • 14h Place de la Libération à Gaillac : rassemblement, prises de paroles
  • 19h au rond-point GJ de Leclerc : repas festif

Le 25 octobre 2014, À Sivens, quelques milliers de personnes étaient rassemblées en opposition à un projet de barrage que la justice allait déclarer illégal quelques temps plus tard. Contrairement à ce qu’il avait promis, le préfet envoya des escadrons de gendarmerie pour faire du maintien de l’ordre au prétexte de protéger un bout de grillage. Dans la nuit, le 26 octobre à 2h du matin, alors qu’il demandait aux gendarmes de calmer leur offensive, Rémi Fraisse trouva la mort sur le site de Sivens, la nuque éclatée par une grenade offensive de la gendarmerie.
 

De l’écocide à l’homicide

5 ans plus tard, on se souvient ; et le souvenir est d’autant plus vif qu’un prétendu « projet de territoire » entaché de dysfonctionnements remet le barrage de Sivens sous les projecteurs par un coup de bluff politico-médiatique. Un barrage qui serait inepte et absurde, parce que on sait que tels ouvrages aggravent la pénurie d’eau loin d’en être une solution ; un barrage qui porterait atteinte à une précieuse zone humide, déjà meurtrie par les outrages qu’elle a subis 5 ans plus tôt. Bref, un barrage qui sonne comme un affront fait à la mémoire de Rémi Fraisse, comme un déni de l’urgence climatique, comme la preuve de la puissance d’un agrobusiness plus soucieux de faire des profits que préoccupé par la nécessité de nourrir les habitant.e.s du territoire.

5 ans plus tard, le souvenir est d’autant plus vif que les violences policières se perpétuent et s’intensifient : 35 décès aux mains des forces de l’ordre françaises en 2017 et une trentaine les quatre autres dernières années. Aux noms de Rémi Fraisse, d’Adama Traoré, de Liu Shaoyao, de Zineb Redouane est venu récemment s’ajouter celui de Steve Maia Caniço, jeune Nantais, mort d’avoir participé à la fête de la musique, noyé dans la Loire où l’avait précipité une charge de police à la violence démesurée, abusive, inexplicable. Et la « justice » fait toujours aussi bien son travail : 89 violences policières avérées ayant eu lieu entre 2005 et 2015 n’ont abouti qu’à 7 condamnations, une seule à de la prison ferme…

À ces morts, dont les forces de « l’ordre » portent la responsabilité, s’ajoute la longue liste des blessé.e.s et des mutilé.e.s, des gardé.e.s à vue, des incarcéré.e.s, des humilié.e.s. Tou.te.s sont victimes de la répression d’un État qui, au service d’une classe dominante, considère comme un affront toute tentative de progrès social, ne tolère plus la contestation, cherche à éteindre les mouvements sociaux portés par les classes populaires et autres opprimé.e.s. En marche vers l’écocide libéral, la République française écrase, mutile et tue les classes populaires et tout ce qui résiste à son ordre mortifère.

Le 26 octobre 2019, en souvenir de la mort de Rémi Fraisse, pour réaffirmer notre volonté d’une société plus humaine et respectueuse de la nature, notre refus d’un barrage et de tout projet nuisible que voudrait nous imposer l’ordre capitaliste, pour l’acte 50 des Gilets Jaunes, le collectif Tant qu’il y aura des Bouilles organise une grande journée sur le thème de la répression des mouvements sociaux et des classes populaires. Ce sera l’occasion de témoigner, d’échanger, de s’informer sur les mouvements sociaux en cours, les luttes de territoire, l’actualité de Sivens. Ce sera aussi l’occasion de construire ensemble la résistance…

Ici comme partout ailleurs, le désastre s’étend autant que la résistance s’organise

Expulsion probable de l’Amassada

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La résistance s’organise sur la Plaine. Cet après-midi s’est tenue à Saint-Victor une assemblée extraordinaire pour préparer l’expulsion qui, selon nos infos, aura lieu mardi matin très tôt. L’assemblée a réaffirmé sa détermination à faire face à RTE et à son projet mortifère.

Ainsi, nous réitérons l’appel à converger dès maintenant à l’Amassada, et donnons rendez-vous a tous.tes lundi à 18h pour une dernière réunion de préparation. Toute aide est la bienvenue, dans le respect de la diversité des modes d’actions. La présence de chacun.e est importante pour lutter contre la farce de la transition énergétique, et défendre
d’autres visions du monde face au capitalisme.

Afin d’être présent dès l’arrivée des forces de l’ordre, venez passer la nuit à l’Amassada ou dans le village, il y a de la place. Pensez à prendre de quoi dormir si vous le pouvez. En cas contraire il y a des lits, mais en nombre limité.

Également, deux rendez-vous le mardi à la salle des fêtes de Saint-Victor : à midi et à 18 heures pour faire le point, décompresser et partager un repas.

En cas d’expulsion, on se retrouve samedi à Saint-Victor pour une manifestation, plus d’infos à venir.

On a besoin de nourriture et de matériel médical, n’hésitez pas à en amener.

Pour nous contacter et suivre le déroulement de la journée en direct :

Téléphones :
06 56 83 56 27 (sur site, potentiellement injoignable)
06 44 74 21 69 (hors-site, pour les infos sur l’expulsion)
Courriel : amassada@riseup.net
Site internet : douze.noblogs.net
Facebook : amassada12

Ciné libertaire dans le Tarn

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Un festival du film libertaire dans le Tarn, c’est de la bombe !
15 septembre 2019.
Le groupe ELAFF composé d’individu-e-s libertaires aux analyses écologistes, anarchistes, antifascistes et féministes organise le 1er « festival du film libertaire » dans le Tarn en octobre 2019.
Pourquoi un tel festival ? Il s’agit principalement de déconstruire les préjugés et les idées reçues sur l’anarchisme social et les anarchistes. Les films programmés ont été choisis pour encourager la réflexion et les discussions suivant d’autres grilles d’analyses. Les projections seront accompagnées de débats, de concerts… pour faire de ce festival du film libertaire un temps de rencontres politiques et conviviales.
Les dates :
– Mercredi 2 octobre 2019 à la salle Arcé d’Albi avec « Le Géographe et l’île » film de 2018 de Christine Bouteiller. Un film qui suit les pas du géographe Philippe Pelletier sur l’île japonaise d’Iwaishima où se déroulèrent des luttes antinucléaires et environnementales. Le débat qui suivra cette projection sera animé par Philippe Pelletier lui-même.
-Samedi 5 octobre et dimanche 6 octobre au café Plum de Lautrec pour « Ni Dieu Ni Maître » (volets 1 ; 2 et 3) documentaire de Tancrède Ramonet de 2016 traite de l’histoire mondiale de l’anarchisme social, de sa naissance à nos jours. Après la diffusion télévisée des volets 1 et 2, le 3ème, sera proposé en avant-première intergalactique. Les débats seront animés par Tancrède Ramonet lui-même. Ces deux journées au café Plum se termineront par un concert (Achab samedi soir & Casse-bonbons, dimanche soir).
– Vendredi 11 octobre au Clap’cinéma de Carmaux pour « La Vague », film de 2008 de Dennis Gansel (inspiré du roman de Todd Strasser) sur l’expérience d’un professeur avec ses élèves sur un possible retour du totalitarisme dans un pays ayant connu un régime fasciste. Le débat qui suivra sera animé par des membres du groupe ELAFF.
– Mardi 15 octobre au ciné’Vertigo de Graulhet avec « Vivre l’Anarchie » de Michel Mathurin (2019) sur les communautés anarchistes de la fin du XIXème siècle.
A confirmer :
– octobre au ciné La Halle de Rabastens avec « Bienvenue à Gattaca », film de 1997 de Andrew Nicoll sur une société eugéniste. Débat animé par Célia Izoard (membre de la revue « Z » et du collectif « Oblomoff »).
– octobre au Ateliers, rue Mérigonde à Castres avec « Regarde elle a les yeux grands ouverts » film de 1980 de Yann Le Masson sur les luttes de membres du MLAC pour obtenir le droit à l’avortement libre et gratuit.

Venez nombreuses et nombreux, vous ne risquez rien : le service de sécurité sera assuré
directement par la police présente à chacun de nos événements.
ELAFF.
Retrouvez le programme complet du festival sur la page facebook du groupe ELAFF81
Contact : groupe-elaff@rise-up.net

Comme pour tout évènement il y a des imprévus, le notre concerne la date du 5 octobre au café Plum, Le volet 3 de Ni Dieu, Ni Maitre une histoire de l’anarchisme est décalé à 14h heure au lieu de 15h30.La date annoncée dans le communiqué à Castres aura lieu le 22 octobre à 20h au Café Jean Jaurès. Le Film pour rappel est « regarde elle a les yeux grands ouverts », il traitre du MLAC, mouvement féministe des années 70. Ce groupe revendiquait le droit à l’avortement et à la contraception. Leur lutte consistait non seulement à pratiquer des avortements, mais aussi des accouchements à domicile. Ces femmes militaient pour que l’accouchement et l’avortement soient contrôlés et voulus par les femmes elles-mêmes. En arrière-plan de la lutte, s’inscrit une partie de la vie à la « Commune », une communauté près d’Aix et les désaccords après le vote de la loi dite Veil sur l avortement (1975)

Du 6 au 9 septembre, 5e Fête du vent à l’Amassada

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« Aujourd’hui il y a deux écologies… deux écologies incompatibles. »

paru dans lundimatin#204, le 16 août 2019 Salut la compagnie, voilà le texte d’invitation à la cinquième fête du vent à l’Amassada, du 6 au 9 septembre 2019. Au vue de ce qui s’est passé autour du festival l’an 0, de la démission de De Rugy, et de la tartufferie de l’écologie made in macronie, de la tribune parue dans Terrestres, vous comprendrez en quoi ceci résonne dans la situation du moment, et pourquoi il est important de se mobiliser ici sur cette lutte et évidemment de venir à cette Fête du vent à l’Amassada où sont invités entre autre : Pascale Fautrier (auteure de « Pour un nouvel horizon social » et « La vie en jaune »), Sylvain Piron (historien médiéviste, auteur de « L’occupation du monde » et militant de la lutte de la forêt de Romainville), Dénètem Touam Bona (anthropologue, philosophe, auteur de « Fugitifs où cours-tu ? » pisteur des lignes de fuites maronnes), Anaël Marrec (doctorante, chercheuse en histoire des techniques et des imaginaires de l’énergie), et bien sûr au programme de ces 4 jours des assemblées, concerts, projections, spectacles, batoukada… (NDLR : Accusons bonne réception et transmettons)

La situation actuelle est assez claire.
Aujourd’hui il y a deux écologies, deux écologies incompatibles. L’une, partant du sensible, entend libérer la Terre de sa dévoration capitaliste. L’autre écologie, gouvernementale, se veut le fer de lance de nouvelles formes de contrôle social et poursuit l’accélération de la catastrophe sous toutes ses formes. C’est un fait, les techniques de management mises au point dans l’univers de l’entreprise dans les années 80 sont aujourd’hui complètement intégrées à cette écologie du pouvoir.
Avec une recette simple : responsabiliser le citoyen dans ses choix de consommateurs conscient et écolo mais déresponsabiliser les grandes entreprises pour qu’elles puissent continuer à polluer sans crainte de représailles. La tentative du gouvernement Macron d’imposer la taxe carbone rentre complètement dans cette perspective managériale. Faire payer au citoyen le prix du ravage en cours tout en laissant les grandes entreprises s’enrichir sur ce même ravage, en constitue l’opération politique essentielle.

Le discours de Macron du 27 novembre 2018 sur le PPE – Plan Pluriannuel sur l’Energie – (précisément 10 jours après le début des GJ) a bien confirmé cette stratégie qui est celle de la transition écologique telle qu’elle a été pondue par le Ministère. Transition qui, faut-il le rappeler, a constitué un des 4 piliers du grand blabla et qui est revenue très fréquemment dans les débats. Pour Macron, il s’agit à l’horizon 2030 de multiplier la production énergétique issue des ENR, de développer la voiture électrique, et de ne pas remettre en cause le nucléaire dans ce mix énergétique soit disant « décarbonné ». Il s’agit aussi, selon ce plan, de continuer à développer les interconnexion THT dans toute l’Europe. Des mesures qui de toute évidence ne remettent pas en cause le système actuel d’extraction des ressources planétaires mais l’accélère de façon criminelle. Tout en travaillant avec des ONG écolo réformistes et autres hubs de « transitioneurs », ce gouvernement a su faire de la question écologique un dispositif de contre insurrection en délégitimant toute contestation trop radicale de l’ordre nécro-libéral. La création en janvier 2019 des « gilets citoyens » – quelle blague ! – à l’initiative de figures « green tech » comme Cyril Dion et Marion Cotillard et tout un tas de « connecteurs citoyens » politicards, aura servi cyniquement à aider l’organisation de la « transparence démocratique » dans le grand débat orchestré par Macron. Au final, aucune décision n’a été prise qui irait dans le sens d’un engagement sérieux pour « changer le système, pas le climat », comme toutes les associations le demandent. Bien au contraire, le gouvernement Macron a donné un blanc seing aux entreprises pour continuer à contaminer le monde (fossile, nucléaire, glyphosate). Cette clique de technocrates branchés a su mettre autour de la table tout ce que le pays contient des débris moribonds de la gauche et des alternatifs pour en faire une bouillie « macron compatible » servie à la louche aux médias dominants : make our planet great again, blablabla. Après la démission de Hulot, puis de de Rugy (mis hors jeu par son train de vie scandaleux), on se demande bien quel tartuffe ils trouveront pour venir professer le mensonge de cette écologie là. Du côté de la rue, la seule réponse à celles et ceux qui ont tenté de bloquer le cours normal des circulations de marchandises, des dépôts de carburants, des plates-formes logistiques, des institutions capitalistes, fut celle des gardes à vue par milliers, des blessés en série, des gazés, des morts.

Dans son offensive de com, Macron a fait apparaître petit à petit dans ses discours l’idée nouvelle « d’écologie industrielle ». Une industrie qui deviendrait l’écosystème lui-même. Il faut savoir que le terme « écologie industrielle » date de 1989 dans un article d’un certain Frosch (qui travaillait à la Nasa puis pour General Motors). Frosch posait le problème du recyclage des plastiques et des métaux comme une nouvelle opportunité pour d’autres industries d’utiliser ces matières dans leur propre chaîne de production. L’exemple classique aujourd’hui est celui du parc industriel de Kalundborg au Danemark où industrie pétrolière, électrique, chimique, pharmaceutique fonctionnent ensemble….
Très écolo n’est-ce pas !? En prétendant mimer les écosystèmes naturels, cette écologie industrielle ne veut pas seulement s’affranchir d’une nature par trop chaotique, mais tente bien de rendre le système autosuffisant et infini, peu importe les limites de la Terre. Les fonds marin, Mars ou des astéroïdes fourniront bientôt les nouvelles matières premières de nos « écosystèmes industriels résilients ». A un détail près … c’est que cette planète sera alors absolument inhabitable.

Ce qui nous occupe à l’Amassada, dans la lutte contre un des nœuds de cette écologie industrielle avec le méga transfo RTE-EDF (et toute une région bientôt transformée en parc à « énergie positive ») est bien de problématiser ce conflit entre les deux écologies. Et donc de problématiser notre rapport au monde. A son habitabilité. Car il se pourrait bien que le management par la transition soit la deuxième vague de neutralisation des mouvements écologistes en cours (la première ayant eu lieu en Allemagne dans les années 90 par l’alliance socio-démocrate-verts pour le « tournant énergétique »). Et que cette neutralisation entame encore plus les forces pouvant s’allier contre ce système funeste. Un système qui a su faire gober comme une « innovation » une vieille idéologie congénitale à tous les pouvoirs en crise : « la transition pour que rien ne change ».

La gestion de la crise environnementale par le gouvernement actuel tient uniquement dans la production massive du discours standardisé mais rassurant de la « transition », rien de plus qu’un ersatz de rêve collectif administré à la frange de la population qui voudrait bien rester fidèle à ce système. Par contre, face aux nouvelles formes de luttes et d’actions politiques plus ingouvernables et territorialisées (ZAD, Gilets Jaunes, Exctinction Rebellion, Jeunesse pour le climat),face à ceux qui refuseraient ce « rêve collectif », le gouvernement a bien montré qu’il emploiera toujours la force brute. Au regard de ce pouvoir, nous sommes tous, d’une certaine manière, « substituables », « sacrifiables ». Mais ce que les tenants d’une certaine écologie pacifiée ne veulent pas comprendre c’est que contre ce management fasciste, la situation actuelle implique de ne plus se bercer d’espoirs futurs par la « conscientisation de la population » – objet même du contrôle gouvernemental – mais bien de mettre en jeu nos corps dans la guerre en cours.

Nos cabanes, nos campements, notre solidarité, nos liens, nos fêtes sont des armes parce qu’ils sont déjà les signes inscrits dans la terre, ici et maintenant, d’une réparation du monde.

La cinquième fête du vent qui se tiendra à l’Amassada du 6 au 9 septembre 2019 entend participer de ce geste politique. Partout en France et ailleurs, la farce de l’écologie capitaliste a fini de faire rire.
L’urgence n’est pas à sauver ce système à travers on ne sait quelle transition écolo-managériale mais bien d’en finir avec une conception toxique du monde, ne voyant en celui-ci que ressources à phagocyter, que matières à transformer. Ici contre le projet de méga transfo RTE-EDF, contre cet échangeur géant des autoroutes de l’électricité soi disant verte, nous avons décider d’interrompre localement le cours de cette aliénation faite de béton, d’acier, de communicants livides, de grillage sécurisés, de paramètres d’optimisation, d’intelligence artificielle pour se donner un peu d’espace, de temps et respirer un peu mieux. Car, malgré ce qu’en disent les agents de cette encapsulation réticulaire tout n’est pas énergie, calcul, comptabilité. Il y a toujours un reste qui résiste. Il y a toujours des affects qui débordent, des rencontres magiques, des êtres bouleversés, des amis qui s’organisent, des communes qui grandissent, des forces condensées qui couvent en chacun de nous.
Alors oui nous ne voulons pas de ce transfo parce que nous portons en nous une autre idée de la vie.

Seule la lutte transforme.
Vive la Commune libre de l’Amassada

Faucheurs volontaires contre les OGM

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3 juillet 2019 :

Pour 63 faucheurs dans les champs :

3 faucheurs devant les juges !

Les 3 faucheurs volontaires mis en garde à vue à la gendarmerie de Villefranche de Lauragais pour le fauchage de 5 parcelles d’essai de tournesol OGM, ont été très rapidement transférés au Tribunal de Grande Instance de Toulouse.

Après quelques heures passées en cellule, ils ont été entendus par le substitut du procureur. Il leur a été signifié leur comparution devant le Tribunal de Grande Instance le 6 novembre 2019 à 8h30 sous le chef d’inculpation de « destruction du bien d’autrui en réunion, ». Les poursuites pour le refus de prélèvement d’A.D.N. étant abandonnées.

Dans l’attente du procès, ils ont été placés sous contrôle judiciaire, leur interdisant de se rendre en haute Garonne et leur interdisant un quelconque contact entre les trois prévenus.

Après décision du juge des libertés, ils ont été relâchés vers 16h, accueilli par un comité de soutien venant de nombreux départements.

Comme trop souvent, seuls 3 des participants à cette action seront jugés, et ce malgré que les 63 faucheuses et faucheurs aient donnés aux gendarmes et au procureur de la république leurs noms et adresses et demandent à être jugés solidairement.

Les faucheurs et faucheuses volontaires continuent et continueront de dénoncer les cultures OGM, l’usage des pesticides et le brevetage du vivant.