Observatoire toulousain des Pratiques policières ! Communiqué de presse 26 mars 2019.

Publié le

  • l’OPP, Observatoire Toulousain des Pratiques Policières COMMUNIQUÉ : Manifestation du samedi 23 mars attaquée par les policiers et observateur-e-s de l’Observatoire toulousain des Pratiques Policières en danger !
  • La manifestation du samedi 23 mars attaquée par les policiers. Lors de cette manifestation, les observateur-e-s de l’OPP, comme de nombreux et nombreuse s manifestant-e-s ainsi que plusieurs journalistes et reporters ont!constaté, photographié et filmé le cortège lorsqu’il a été littéralement attaqué, à 14h50, par les policiers des CSI et des BAC dans la rue de Metz. Cette manifestation, non déclarée mais qui n’était pas interdite, se déroulait jusqu’alors dans une ambiance festive et joyeuse . Alors qu ’aucun geste ni action menaçante envers les forces de l’ordre présentes n’étaient constatés, ces dernières ont pénétré au cœur du cortège pour confisquer une banderole… Ils ont à cette occasion bousculé et frappé violemment des manifestant-e-s avec des matraques. Face à cette véritable agression, les manifestant-e-s, pacifiques, d’abord sidéré-e-s, ont protesté verbalement contre cette intrusion extrêmement violente. Les! policiers se sont repliés en utilisant des grenades lacrymogènes et des gazeuses à!main. Ceci a donné le signal d’une fin d’après-midi et d’une soirée durant lesquelles les différentes unités de police et de gendarmerie ont utilisé la force, en particulier des grenadages massifs, sans discernement dans plusieurs endroits de Toulouse allant même jusqu’à pourchasser les manifestant-e-s dans!des petites rues. Des scènes de matraquage violent de manifestant-e-s dans une impasse ont été filmées et seront intégrées dans le rapport que rendra public l’Observatoire des Pratiques Policières le 17 avril lors d’une conférence de presse suivie d’une réunion publique. Les observateur-e-s de l’Observatoire toulousain des Pratiques Policières en danger. Depuis le début de la séquence «Gilets!jaunes», les observateur-es ont été régulièrement la cible de policier-e-s. Au-delà des aspects verbaux récurrents, insultes et remarques douteuses, la liste des faits notables et prouvables commence à être longue: blessure au front de notre ami Jérôme Dupeyrat lors de la manifestation!du 2 février!2019; grenades lacrymogènes jetées à la main sur les observateur-es alors que ceux et celles-ci étaient isolé-e-s et très clairement identifiables; observateur-e-s clairement visés par les LBD; observateur-es pris-e-s, par deux fois, dans le rayon d’action des engins lanceurs d’eau en fonctionnement alors que ceux et celles-ci étaient, clairement identifiables et largement isolé – e-s des manifestant-e-s; observateur-e-s plusieurs fois bousculé-e-s par derrière, donc avec le sigle Observateur-es de leur chasuble bien visible; observateur-e-s menaçé-e-s verbalement et physiquement par des policier-e-s avec coups de matraque sur les appareils photos.
  • Il est aujourd’hui incontestable que les observateur-e-s sont, en tant que tel-le-s, pris-e-s pour cible par certains policiers. Sachant que la situation ne semble pas aller vers une baisse de tension dans le déroulement des manifestations, nous demandons fermement que les forces de police et de gendarmerie respectent l’intégrité physique des observateu r-e-s et aient un comportement en accord avec le code de déontologie de leurs professions; comme ce la devrait d’ailleurs être le cas en ce qui concerne les manifestant-e-s eux-mêmes… Nous rappelons que les observateur-e-s ne sont pas!des manifestant-e-s, que leur présence est systématiquement annoncée à l’avance aux services de la Préfecture et!à la DDSP, qu’ils/elles se positionnent toujours, sauf pour des raisons liées au déroulement et à l’organisation, souvent complexes, de leurs observations, en marge du cortège (ou bien de ce qu’il en reste) et des forces de l’ordre. Après deux années de présence sur le terrain et près de 50 manifestations observées, la présence des observateur-e-s, clairement identifiables par leurs chasubles bleues et jaunes siglées, fait partie intégrante, pour les policier-e-s comme pour les manifestant-e-s,du paysage des manifestations! toulousaines. Il ne peut donc être avancé le fait que les observateur-e-s soient simplement pris- e-s dans la tourmente des affrontements entre manifestant-e-s et forces de l’ordre. Enfin, l’observatoire a pu constater, pendant l’acte 19, qu’à plusieurs reprises les street médics ont été visés par des jets de divers projectiles lancés par les policiers et gendarmes dans leur direction alors qu’ils se trouvaient à des endroits ne présentant aucun danger pour les forces de l’ordre.
  • Fait à Toulouse, le 26 mars 2019