Du 6 au 9 septembre, 5e Fête du vent à l’Amassada

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« Aujourd’hui il y a deux écologies… deux écologies incompatibles. »

paru dans lundimatin#204, le 16 août 2019 Salut la compagnie, voilà le texte d’invitation à la cinquième fête du vent à l’Amassada, du 6 au 9 septembre 2019. Au vue de ce qui s’est passé autour du festival l’an 0, de la démission de De Rugy, et de la tartufferie de l’écologie made in macronie, de la tribune parue dans Terrestres, vous comprendrez en quoi ceci résonne dans la situation du moment, et pourquoi il est important de se mobiliser ici sur cette lutte et évidemment de venir à cette Fête du vent à l’Amassada où sont invités entre autre : Pascale Fautrier (auteure de « Pour un nouvel horizon social » et « La vie en jaune »), Sylvain Piron (historien médiéviste, auteur de « L’occupation du monde » et militant de la lutte de la forêt de Romainville), Dénètem Touam Bona (anthropologue, philosophe, auteur de « Fugitifs où cours-tu ? » pisteur des lignes de fuites maronnes), Anaël Marrec (doctorante, chercheuse en histoire des techniques et des imaginaires de l’énergie), et bien sûr au programme de ces 4 jours des assemblées, concerts, projections, spectacles, batoukada… (NDLR : Accusons bonne réception et transmettons)

La situation actuelle est assez claire.
Aujourd’hui il y a deux écologies, deux écologies incompatibles. L’une, partant du sensible, entend libérer la Terre de sa dévoration capitaliste. L’autre écologie, gouvernementale, se veut le fer de lance de nouvelles formes de contrôle social et poursuit l’accélération de la catastrophe sous toutes ses formes. C’est un fait, les techniques de management mises au point dans l’univers de l’entreprise dans les années 80 sont aujourd’hui complètement intégrées à cette écologie du pouvoir.
Avec une recette simple : responsabiliser le citoyen dans ses choix de consommateurs conscient et écolo mais déresponsabiliser les grandes entreprises pour qu’elles puissent continuer à polluer sans crainte de représailles. La tentative du gouvernement Macron d’imposer la taxe carbone rentre complètement dans cette perspective managériale. Faire payer au citoyen le prix du ravage en cours tout en laissant les grandes entreprises s’enrichir sur ce même ravage, en constitue l’opération politique essentielle.

Le discours de Macron du 27 novembre 2018 sur le PPE – Plan Pluriannuel sur l’Energie – (précisément 10 jours après le début des GJ) a bien confirmé cette stratégie qui est celle de la transition écologique telle qu’elle a été pondue par le Ministère. Transition qui, faut-il le rappeler, a constitué un des 4 piliers du grand blabla et qui est revenue très fréquemment dans les débats. Pour Macron, il s’agit à l’horizon 2030 de multiplier la production énergétique issue des ENR, de développer la voiture électrique, et de ne pas remettre en cause le nucléaire dans ce mix énergétique soit disant « décarbonné ». Il s’agit aussi, selon ce plan, de continuer à développer les interconnexion THT dans toute l’Europe. Des mesures qui de toute évidence ne remettent pas en cause le système actuel d’extraction des ressources planétaires mais l’accélère de façon criminelle. Tout en travaillant avec des ONG écolo réformistes et autres hubs de « transitioneurs », ce gouvernement a su faire de la question écologique un dispositif de contre insurrection en délégitimant toute contestation trop radicale de l’ordre nécro-libéral. La création en janvier 2019 des « gilets citoyens » – quelle blague ! – à l’initiative de figures « green tech » comme Cyril Dion et Marion Cotillard et tout un tas de « connecteurs citoyens » politicards, aura servi cyniquement à aider l’organisation de la « transparence démocratique » dans le grand débat orchestré par Macron. Au final, aucune décision n’a été prise qui irait dans le sens d’un engagement sérieux pour « changer le système, pas le climat », comme toutes les associations le demandent. Bien au contraire, le gouvernement Macron a donné un blanc seing aux entreprises pour continuer à contaminer le monde (fossile, nucléaire, glyphosate). Cette clique de technocrates branchés a su mettre autour de la table tout ce que le pays contient des débris moribonds de la gauche et des alternatifs pour en faire une bouillie « macron compatible » servie à la louche aux médias dominants : make our planet great again, blablabla. Après la démission de Hulot, puis de de Rugy (mis hors jeu par son train de vie scandaleux), on se demande bien quel tartuffe ils trouveront pour venir professer le mensonge de cette écologie là. Du côté de la rue, la seule réponse à celles et ceux qui ont tenté de bloquer le cours normal des circulations de marchandises, des dépôts de carburants, des plates-formes logistiques, des institutions capitalistes, fut celle des gardes à vue par milliers, des blessés en série, des gazés, des morts.

Dans son offensive de com, Macron a fait apparaître petit à petit dans ses discours l’idée nouvelle « d’écologie industrielle ». Une industrie qui deviendrait l’écosystème lui-même. Il faut savoir que le terme « écologie industrielle » date de 1989 dans un article d’un certain Frosch (qui travaillait à la Nasa puis pour General Motors). Frosch posait le problème du recyclage des plastiques et des métaux comme une nouvelle opportunité pour d’autres industries d’utiliser ces matières dans leur propre chaîne de production. L’exemple classique aujourd’hui est celui du parc industriel de Kalundborg au Danemark où industrie pétrolière, électrique, chimique, pharmaceutique fonctionnent ensemble….
Très écolo n’est-ce pas !? En prétendant mimer les écosystèmes naturels, cette écologie industrielle ne veut pas seulement s’affranchir d’une nature par trop chaotique, mais tente bien de rendre le système autosuffisant et infini, peu importe les limites de la Terre. Les fonds marin, Mars ou des astéroïdes fourniront bientôt les nouvelles matières premières de nos « écosystèmes industriels résilients ». A un détail près … c’est que cette planète sera alors absolument inhabitable.

Ce qui nous occupe à l’Amassada, dans la lutte contre un des nœuds de cette écologie industrielle avec le méga transfo RTE-EDF (et toute une région bientôt transformée en parc à « énergie positive ») est bien de problématiser ce conflit entre les deux écologies. Et donc de problématiser notre rapport au monde. A son habitabilité. Car il se pourrait bien que le management par la transition soit la deuxième vague de neutralisation des mouvements écologistes en cours (la première ayant eu lieu en Allemagne dans les années 90 par l’alliance socio-démocrate-verts pour le « tournant énergétique »). Et que cette neutralisation entame encore plus les forces pouvant s’allier contre ce système funeste. Un système qui a su faire gober comme une « innovation » une vieille idéologie congénitale à tous les pouvoirs en crise : « la transition pour que rien ne change ».

La gestion de la crise environnementale par le gouvernement actuel tient uniquement dans la production massive du discours standardisé mais rassurant de la « transition », rien de plus qu’un ersatz de rêve collectif administré à la frange de la population qui voudrait bien rester fidèle à ce système. Par contre, face aux nouvelles formes de luttes et d’actions politiques plus ingouvernables et territorialisées (ZAD, Gilets Jaunes, Exctinction Rebellion, Jeunesse pour le climat),face à ceux qui refuseraient ce « rêve collectif », le gouvernement a bien montré qu’il emploiera toujours la force brute. Au regard de ce pouvoir, nous sommes tous, d’une certaine manière, « substituables », « sacrifiables ». Mais ce que les tenants d’une certaine écologie pacifiée ne veulent pas comprendre c’est que contre ce management fasciste, la situation actuelle implique de ne plus se bercer d’espoirs futurs par la « conscientisation de la population » – objet même du contrôle gouvernemental – mais bien de mettre en jeu nos corps dans la guerre en cours.

Nos cabanes, nos campements, notre solidarité, nos liens, nos fêtes sont des armes parce qu’ils sont déjà les signes inscrits dans la terre, ici et maintenant, d’une réparation du monde.

La cinquième fête du vent qui se tiendra à l’Amassada du 6 au 9 septembre 2019 entend participer de ce geste politique. Partout en France et ailleurs, la farce de l’écologie capitaliste a fini de faire rire.
L’urgence n’est pas à sauver ce système à travers on ne sait quelle transition écolo-managériale mais bien d’en finir avec une conception toxique du monde, ne voyant en celui-ci que ressources à phagocyter, que matières à transformer. Ici contre le projet de méga transfo RTE-EDF, contre cet échangeur géant des autoroutes de l’électricité soi disant verte, nous avons décider d’interrompre localement le cours de cette aliénation faite de béton, d’acier, de communicants livides, de grillage sécurisés, de paramètres d’optimisation, d’intelligence artificielle pour se donner un peu d’espace, de temps et respirer un peu mieux. Car, malgré ce qu’en disent les agents de cette encapsulation réticulaire tout n’est pas énergie, calcul, comptabilité. Il y a toujours un reste qui résiste. Il y a toujours des affects qui débordent, des rencontres magiques, des êtres bouleversés, des amis qui s’organisent, des communes qui grandissent, des forces condensées qui couvent en chacun de nous.
Alors oui nous ne voulons pas de ce transfo parce que nous portons en nous une autre idée de la vie.

Seule la lutte transforme.
Vive la Commune libre de l’Amassada

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4 mois de grève au NH Collection Marseille : continuons la solidarité active et financière ! /9 août 2019

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soutien aux femmes de chambre du NH HOTEL en grève depuis le 11 avril 2019,

une action est organisée le 25 août 2019.
RENDEZ-VOUS 10h
Terminus Navette et Tram à Blagnac (31)
Soutien de tous souhaité.

Les femmes de chambre de l’hôtel NH Collection Marseille sont en grève depuis plus de 04 mois et le conflit reste bloqué, avec l’échec de la médiation préfectorale, sabordée par le sous-traitant ELIOR et ses propositions méprisantes tout comme l’attitude partiale de la médiatrice, trop proche du positionnement patronal.
Face à ce blocage, nous nous adressons directement au groupe NH pour qu’il prenne ses responsabilités et dégage ELIOR !

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4 mois d’un conflit devenu emblématique. Cette grève, la plus longue dans l’hôtellerie marseillaise, a déjà marqué les esprits et dépassé les frontières locales en étant au cœur d’un débat public sur les conditions de travail des « invisibles » de la propreté qui est remonté jusqu’au gouvernement.

4 mois de lutte déterminée pour la dignité et le respect face au mépris, aux conditions de travail et de rémunérations indignes imposés par le sous-traitant ELIOR et le donneur d’ordre NH Hotel group.

4 mois de lutte face à la répression orchestrée au service des intérêts privés  ! Contrôles, évacuations policières, GAV, poursuites, fichage ADN… tout l’arsenal répressif a été déployé pour tenter de les faire taire ! Plusieurs camarades sont encore convoqués au mois de juillet.

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4 mois d’une solidarité exemplaire ! Les grévistes ont pu compter sur une large solidarité active sur le piquet et financière avec une caisse de grève qui a permis de couvrir les pertes de salaire depuis avril.

La grève ne prendra pas de vacances cet été ! Pour aider la grève à tenir face à ces exploiteurs jusqu’en septembre et au-delà, nous appelons à poursuivre la campagne de don. Nous avons besoin de votre aide, les femmes de chambre doivent gagner !

# Caisse de grève en ligne : https://www.lepotsolidaire.fr/pot/mcvvrkn0

# ou chèque à l’ordre de CNT-SO (mention au dos « solidarité NH ») à retourner au 24/28 rue de l’Abbé Féraud 13005 Marseille

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4 mois et la mobilisation continue sur la base des revendications : rappels et compensations pour les impayés sur salaire, augmentation des salaires et 13° mois, compensation des dimanche travaillés à 50%, organisation du travail respectueuse de la vie privée, changement de sous-traitant ou internalisation par le groupe NH !

Contre l’exploitation et le mépris, seule la lutte paye!

N. doit rester à Toulouse – rassemblement de soutien

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« Non à l’expulsion de N. – rassemblement de soutien

N., étudiant en LLCE arabe à l’Université Toulouse 2, et par ailleurs militant à l’Union des ÉtudiantEs de Toulouse (UET), a reçu une obligation de quitter le territoire français. Il est menacé d’expulsion, alors même qu’il est en cours de validation de sa licence. Cette décision est une injustice sans nom qui mérite d’être dénoncée : N. a le droit d’étudier en France, il a aussi le droit de s’y installer. Il a ainsi déposé un recours devant le Tribunal Administratif et l’audience, publique, est fixée au mardi 20 août à 14h00 (salle 2).

En tant que militant-e-s antiracistes et internationalistes, nous défendons le droit à la libre-circulation et à la libre-installation pour tou-te-s. En tant que syndicalistes étudiant-e-s, nous revendiquons haut et fort qu’une place à la fac permette à quiconque d’obtenir automatiquement un titre de séjour ! Qui plus est dans un contexte national qui ne cesse de remettre en question ces droits, par une politique gouvernementale offensive, raciste et xénophobe. Nous serons mardi 20 août à 14h00 devant le Tribunal Administratif de Toulouse en solidarité avec notre camarade. Nous nous invitons toutes et tous à nous rejoindre pour un large rassemblement de soutien : soyons les plus nombreux-ses possibles pour faire ployer le jugement et faire annuler son OQTF !

N. étudie en France, il doit rester en France ! »

Rassemblement : Castaner, Macron et Philippe ont tué Steve

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Rassemblement : Castaner, Macron et Philippe ont tué Steve

Mercredi 31 juillet – 18h – Métro Jean Jaurès à Toulouse 

Plus d’un mois après la disparition de Steve suite à une charge de la Police lors de la fête de la musique, les autorités ont retrouvé le corps du jeune homme dans la Loire. Ils auront mis plus d’un mois avant de commencer des recherches sérieuses.

Philippe vient de prendre la parole. Il réfute le lien entre la charge de la Police et la mort de Steve. Il assume les violences policières. Lui et son gouvernement sont pourtant les premiers responsables.

Des dizaines de milliers de personnes, amiEs, proches, anonymes révoltés par cet énième cas de violence policière ont demandé « Où est Steve ? ». Dernièrement, 85 personnes ont déposé une plainte collective « pour mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » contre cette intervention policière.

Steve est mort car il a dû fuir la Police, ses LBD, ses coups de matraques, ses grenades et ses gaz lacrymogènes. Une charge insensée dont ils étaient conscients qu’elle risquerait de faire des mortEs. 14 personnes ont dû être secourues dans la Loire.

Alors de qui se moque-t-on ? Cette affaire nous en rappelle tellement d’autres !

Récemment celle de Zineb Redouane à Marseille qui a été tuée par un tir de grenade lacrymogène. Mais aussi Adama Traoré, Rémi Fraisse, Zyed et Bouna… La liste des morts à cause des violences policières ne cesse de s’allonger dans l’impunité la plus totale. Les gouvernements couvrent les policiers auteurs de violence comme leur hiérarchie. Pour preuve, le donneur d’ordre de la charge a été décoré par Castaner suite à la disparition de Steve. Castaner qui a également décoré gradés et policiers pour les féliciter d’avoir réprimé violemment le mouvement des Gilets jaunes.

Face à la généralisation des violences policières, au régime autoritaire qui est en train de s’installer dans le pays, pour que toute la vérité soit faite sur la mort de Steve, nous appelons à nous rassembler ce mercredi 31 juillet à 18h à Jean Jaurès

STOP aux violences policières !

STOP à l’impunité policière et aux MENSONGES qui suivent les drames !

Qui a tué Steve ? Il y a une chaîne de responsabilité. Castaner doit démissionner !

Trois faucheurs volontaires en garde à vue

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3 faucheurs devant les juges !

Les 3 faucheurs volontaires mis en garde à vue à la gendarmerie de
Villefranche de Lauragais pour le fauchage de 5 parcelles d’essai de
tournesol OGM, ont été très rapidement transférés au Tribunal de Grande
Instance de Toulouse.

Après quelques heures passées en cellule, ils ont été entendus par le
substitut du procureur. Il leur a été signifié leur comparution devant
le Tribunal de Grande Instance le 6 novembre 2019 à 8h30 sous le chef
d inculpation de « destruction du bien d’autrui en réunion, ».

Les poursuites pour le refus de prélèvement d?A.D.N. étant abandonnées.

Dans l attente du procès, ils ont été placés sous contrôle judiciaire,
leur interdisant de se rendre en haute Garonne et leur interdisant un
quelconque contact entre les trois prévenus.

Après décision du juge des libertés, ils ont été relâchés vers 16h,
accueilli par un comité de soutien venant de nombreux départements.

Comme trop souvent, seuls 3 des participants à cette action seront
jugés, et ce malgré que les 63 faucheuses et faucheurs aient donnés aux
gendarmes et au procureur de la république leurs noms et adresses et
demandent à être jugés solidairement.

Les faucheurs et faucheuses volontaires continuent et continueront de
dénoncer les cultures OGM, l usage des pesticides et le brevetage du vivant.

Faucheurs volontaires contre les OGM

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3 juillet 2019 :

Pour 63 faucheurs dans les champs :

3 faucheurs devant les juges !

Les 3 faucheurs volontaires mis en garde à vue à la gendarmerie de Villefranche de Lauragais pour le fauchage de 5 parcelles d’essai de tournesol OGM, ont été très rapidement transférés au Tribunal de Grande Instance de Toulouse.

Après quelques heures passées en cellule, ils ont été entendus par le substitut du procureur. Il leur a été signifié leur comparution devant le Tribunal de Grande Instance le 6 novembre 2019 à 8h30 sous le chef d’inculpation de « destruction du bien d’autrui en réunion, ». Les poursuites pour le refus de prélèvement d’A.D.N. étant abandonnées.

Dans l’attente du procès, ils ont été placés sous contrôle judiciaire, leur interdisant de se rendre en haute Garonne et leur interdisant un quelconque contact entre les trois prévenus.

Après décision du juge des libertés, ils ont été relâchés vers 16h, accueilli par un comité de soutien venant de nombreux départements.

Comme trop souvent, seuls 3 des participants à cette action seront jugés, et ce malgré que les 63 faucheuses et faucheurs aient donnés aux gendarmes et au procureur de la république leurs noms et adresses et demandent à être jugés solidairement.

Les faucheurs et faucheuses volontaires continuent et continueront de dénoncer les cultures OGM, l’usage des pesticides et le brevetage du vivant.

Défense collective à Toulouse

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On est là !et on dégomme LA RÉPRESSION !Rencontre nationale Le 6 et 7 juillet à Toulouse Pour une pratique collective de défense RENCONTRES DISCUSSIONS ATELIERS CANTINES APÉROS defensecollectivetoulouse.noblogs.org

APPEL à des rencontres nationales contre la répressionLe mouvement des gilets jaunes s’inscrit dans la durée. C’est une situation inédite. Il est confronté depuis les premiers jours à une répression d’État massive et machinale. Face à cette répression, la Défense Collective de Toulouse propose depuis plusieurs mois de se défendre ensemble, en opposant à la répression l’unité et la solidarité. Nous défendons tout le monde et apportons notre soutien aux réprimés, notamment aux prisonniers et à leur proches.Mais la bataille ne fait que commencerCet automne déjà plusieurs dizaines de procès sont prévus, sans compter ceux qui ne tarderont pas à venir d’ici là. Aussi, il nous semble vital de penser la défense du mouvement, dans le mouvement et à une échelle plus large. Pour cela, nous appelons tous les ronds points, groupes et assemblées – et plus généralement tous les gilets jaunes qui se sentent impliqués par cette question – à venir participer à des rencontres nationales que nous proposons d’organiser à Toulouse les 6 et 7 juillet 2019.Elles seront l’occasion d’échanger sur les pratiques de défense, de voir ce qui est mis en œuvre, ici et là, et comment nous pouvons nous entraider. Elles seront aussi l’occasion de réfléchir à quelles positions et quels propos issus du mouvement construire et adopter collectivement, face à la répression. Parmi les acquis dans nos pratiques de lutte en gilet jaune, il y a le refus des représentants. Depuis le début ,ce mouvement a toujours refusé de voir sa parole confisquée par qui que se soit. Aussi, et sans préjuger du soutien qu’ils peuvent apporter, il nous semble nécessaire de ne pas laisser le monopole de la défense aux avocats et aux associations.Défendons-nous, affirmons publiquement notre soutien aux réprimé., Organisons la mobilisation générale des gilets jaunes contre la répression. Enfin, on ne saurait parler de répression sans faire état du soutien à apporter aux prisonniers. Il nous semble essentiel que ce mouvement, qui s’est bâti sur l’unité et la solidarité dans la lutte, ne se rende responsable de la division au sein de la prison, entre les personnes incarcérées GJ et les autres. Au contraire, l’arsenal que déploie aujourd’hui la justice contre nous, n’est que la continuité de la répression du quotidien contre les pauvres, les exploités. Ce sont eux qui peuplent les prisons, et nous ne leur tournerons pas le dos.Rendez vous à Toulouse les 6 et 7 juillet .Nous vous invitons à vous faire connaître pour l’organisation de ces journées (hébergement, cantine, …) et que nous puissions organiser les deux jours dans les meilleures conditions. Nous vous invitons également à nous envoyer vos propositions de discussions, vos questions pour ces journées ! Pour cela, envoyez un mail à rencontredefense@riseup.netDefense Collective Toulouse defensecollectivetoulouse.noblog

Toulouse mobilisée contre le G7 !!

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Rassemblement pour dire « non au G7 et à son monde

Le G7 c’est quoi ?

Le G7, qui regroupe les 7 pays parmi les plus riches de la planète : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Canada, se réunira sous la présidence de la France, du 24 au 26 août, à Biarritz.

Avec un cynisme sans complexe, la priorité annoncée est la lutte contre les inégalités : sociales, entre hommes et femmes, liées à dégradation de l’environnement… Mensonges et pure communication !

Pourquoi s’y opposer ?

Ce sommet n’a pour but que de perpétuer un système au service des plus riches et des multinationales, basé sur la libre circulation des capitaux, le libre-échange et la déréglementation, comme le CETA, qui place les multinationales au-dessus des États. Ce système dévaste la planète, pille ses ressources, et impose les politiques austéritaires et antisociales qui entrainent l’appauvrissement généralisé des peuples, la dégradation des conditions de vie et de travail.

Les sommets du G7 formalisent la domination des principales puissances économiques occidentales, ils servent à passer les compromis les plus favorables aux intérêts du capitalisme. C’est dans ce cadre que se décident les politiques économiques et financières qui seront imposées aux peuples du monde. Alors que les crises sociales, politiques et environnementales, ravagent la planète, ce sont eux aussi qui organisent le durcissement des politiques migratoires.

A l’heure où le mouvement des gilets jaunes dure depuis plus de six mois et subit une répression sans précédent, il est évident que ce sommet sera, une fois de plus, un laboratoire du maintien de l’ordre et de la criminalisation de tout mouvement social. Les habitantEs de Biarritz et des alentours, qui ne l’ont bien sûr pas choisi, vont subir une limitation de leurs libertés de manifester, allant jusqu’à une interdiction de circuler à certains endroits, des contrôles à répétition avec une présence disproportionnée d’agents des forces de l’ordre (environ 15000). Et bien sûr, tout cela a un coût : 24 millions d’euros sans compter l’armée, les primes, les heures sup …

Si ça ce n’est pas du gaspillage d’argent public !!

Le contre-sommet en actions pour dire non au G7

Les plateformes EZ (Pays Basque) et AlterG7 (France), réunissant plus de 90 organisations et associations, appellent à se rendre au forum social du contre-sommet pour nous opposer à cette imposture, du 19 au 26 août à Hendaye-Irun.

Une manifestation est prévue le 24 août et des blocages les 25 et 26 août.

Lors des forums du 21, 22 et 23 Aout, il s’agira de réfléchir à la rupture avec la logique capitaliste, de partager les solutions concrètes d’alternatives à ce système qui engendre dérèglement climatique, lois liberticides, domination de genre, guerres, racisme … Il faut se mobiliser pour construire et défendre d’autres modèles.

– Pour un monde où justice sociale, solidarité, égalité sont des exigences concrètes.

– La fin du patriarcat et de la division sexuée du travail,

– L’action déterminée contre le dérèglement climatique et en faveur de modes de vie respectant et préservant l’éco système,

– Un monde basé sur la solidarité entre les peuples, l’anti-impérialisme et l’internationalisme, des relations internationales démilitarisées,

– Le droit à l’autodétermination des peuples,

– Les mêmes droits pour toutEs les habitantEs de la planète !

Nous soutenons toutes les initiatives d’opposition à ce sommet.

Nous appelons à participer à la première manifestation contre le G7 qui aura lieu le 13 Juillet à Biarritz, puis au contre-sommet du 19 au 25 août à Hendaye-Inrun.

Localement, nous appelons à un rassemblement le jeudi 27 juin place Jean Jaurès à Toulouse pour dire NON AU G7 et à son monde !

Premiers signataires : Attac Toulouse, collectif ZAD 31, NPA 31, RASH Tolosa, Solidaires 31, Union Antifasciste Toulousaine, Union Communiste Libertaire, Union des EtudiantEs toulousainEs …—
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